LES OULED ATTIA

Added 7/8/2008



Bonjour,et bienvenue sur ce blog.

je m'intéresse particulièrement aux migrations des tribus d'avant et pendant la conquête française. Tout en fouinant un peu partout, je suis tombé sur un document ancien traitant de la tribu des ouled attia, d'après ce document cette tribu prétendant être descendante directe du vénéré sidi moussa un saint, lui même a eu quatre fils dont attia , son   mausolée se trouve actuellement asahira , petite bourgade de la daira de tolga dans la wilaya de Biskra.
Un médecin de la région a exercé a Collo pendant quelques années confirma l'existence de cette tribu qui revendique toujours son appartenance aux chorfa (chérifs) descendant de sidi moussa.

GÉNÉALOGIE ET HISTOIRE DE LA RÉSISTANCE A L’OCCUPATION COLONIALE

LES OULED ATTIA

D’après les traditions, les Ouled Attia descendent enligne directe d’El Houssein Ould sidi Ali qui avait épousé FATHMA ZAHRA fille du prophète que le salut soit sur lui. Sidi Ali était cousin de celui-ci. ElHossein fut assassiné à la Mecque par les Beni-Mouaouia. Ses enfants émigrèrentau Maroc et s’établirent à Saquia El Hamra. Là, le premier enfant que fit zahraen arrivant au Maroc fut Attia père des Ouled Attia.

Après une guerre intestine dans la tribu, une fraction desOuled Attia émigra et vint se placer à l’oued Zhour dans un pays abandonné à l’époque.

Leur arbre généalogique a été minutieusement conservé parleur caïd Salah ben saad.Ainsi, la généalogie des Ouled Attia se rattachant au saint pur, illustre et glorieux Sidi Moussa habitant la région de Sahira, ils’agira sans doute du doussen ou se trouve la mosquée de sidi moussa, située à40 km de Biskra sur le chemin de cette ville aux Ouled Djellel.

Sous Salah bey (1771-1792), après une nouvelle guerre entre les gens de la fraction de oued zhour, il y ’eut scission et la moitie d’eux alla aux Toumiettes.

Il faut dire qu’il n’y’ avait pas d’Azel dans cette tribu.Les Ouled Attia comprenaient alors et se composent encore aujourd’hui des trois fractions suivantes :

1- Oulad djamaa

2- Djezia

3- Ziabras

Les Ouled Attia et leurs voisins les béni Ferguen étaient perpétuellement en guerre, on peut même ajouter quependant le dix-neuvième siècle, ils n’ont fait que deux fois trêve à cet état de chose.

La première, lors de l’expédition malheureuse du bey Osman plus connu sous le nom d’El bey Laouar. Le territoire de Djezia et celui de Beni Ferguen étaient peu éloignés de la lutte qui s’engagea entre les troupesdu bey et les partisans de si Mohamed El Boudali ben El Harech. Le souvenir de Ben El Harech s’est conservé chez les Ouled Attia. La première fois que ce personnage parut dans les montagnes colliottes, il conduisait des prisonniers chrétiens et s’arrêta chez les Ziabras. La seconde fois Ben El Harech vint chez les Ouled Attia pour recruter des volontaires et préparer une expédition contre la ville de Constantine, dont il ne réussit pas à s’emparer. Blessé et poursuivi dans sa fuite, il se réfugia chez les Beni Ferguen, dans la famille des Beni Souillah. Plus tard, Ben El Harech se sauva dans le douar des Ziabrasou les Ouled Embarek, fraction des Ouled Bouhemaq, lui offrirent l’hospitalité.Il était désormais à l’abri de toute atteinte. L’intrépidité reconnue des Ouled Attia et leur esprit d’indépendance le garantissaient de toute trahison. en outre, la petite vallée de l’oued Zhour, profondément encaissé entre des hautes montagnes abruptes et couvertes d’épaisses forets, était inaccessible aux troupes du bey.

Les Ouled Attia, dans un combat meurtrier décimèrent toutes les troupes du bey et lui-même fut tué et son corps fut laissé aux BeniBelaid et sa tête fut portée à ben El Harech à Zribat Djerrah par un nommé athman ben Amira des Ouled Attia.


Selon la tradition orale de la tribu, les Ouled Attia sont une tribu descendent des Beni Foughal. Vous trouverez donc ici le récit de leurs origines selon leur tradition orale - ce texte a été envoyé par Setifis, lecteur du foughaliblog.


D’après les traditions, les Ouled Attia descendent en ligne directe d’El Houssein Ould sidi Ali qui avait épousé FATHMAZAHRA fille du prophète que le salut soit sur lui. Sidi Ali était cousin decelui-ci. El Hossein fut assassiné à la Mecque par les Beni-Mouaouia. Ses enfants émigrèrent au Maroc et s’établirent à Saquia El Hamra. Là, le premier enfant que fit zahra en arrivant au Maroc fut Attia père des Ouled Attia.

Après une guerre intestine dans la tribu, une fraction des Ouled Attia émigra et vint se placer à l’oued Zhour dans un pays abandonné à l’époque.

Leur arbre généalogique a été minutieusement conservé par leur caïd Salah bensaad. Ainsi, la généalogie des Ouled Attia se rattachant au saint pur, illustre et glorieux Sidi Moussa habitant la région de Sahira, il s’agira sans doute du doussen ou se trouve la mosquée de sidi moussa, située à 40 km de Biskra sur le chemin de cette ville aux Ouled Djellel.

Cet arbre généalogique fut recopié à la demande de son fils descendant, Mohamed fils de Salah, fils de Saad fils de djamaa fils de Mohamed,fils d’El Khalfi,fils de Amor, fils de Bourebia, fils de Djamaa, fils de Braham, fils de Ali,fils de Attia, fils de M’hamed (El Guelil), fils de Athmane, fils de Saad, filsde Ghanem, fils de Khelifa, fils de Mansour, fils de Zin, fils de Zeid, fils deKhaled Ennacir, fils de Salem El Ikhlas, fils de Abdelkrim, fils de Houssein,fils de l’imam Ali El Assakar, fils de l’imam Mohamed El Mourhada, fils del’imam Ali Erridha, fils de l’imam Moussa El Khadhim, fils de l’imam DjamalEssadek, fils de l’imam Mohamed El Badr, fils de l’imam Ali Zin El Abidin, filsde l’imam El Hossein, fils de Fatima Zohra, fille du prophète que dieu répande sur lui sa bénédiction et son salut.

mes grand parent sont de la tribu des ouled attia. mes parents porté le nom de kayoueche cherif et kayoueche cherifa
J’aimerais bien entrer en contact avec des colliotes issus des ouled attia  ou Skikda ou encore El Harrouch et aussi du coté de Constantine pour en savoir un peux plus.
Merci a toute personne prenant la peine de me répondre.
Au plaisir de vous lire toutes et tous. saif-eddine

vu l'importance de l'article je tacherais de poster chaque fois une partie.

AIME TON DIEU DE TOUTE TON ÂME DE TOUTE TES FORCES ET DE TOUT TON CŒUR, AIME TON PROCHAIN COMME TOI MÊME.

Salam Alikoum.


 


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RESISTANCE POPULAIRE DE BENI ISHAQ DU GOUFFI

Added 9/8/2008

RESISTANCE POPULAIRE DE BENI ISHAQ DU GOUFFI
SOUS
MESSAOUD BEN MANSOUR


A l’ombre des nos montagnes, des hommes et des femmes ont toujours vécu pour leur survie et lutté pour leur liberté contre les envahisseurs venus d’ailleurs. Leurs exploits anonymes n’ont jamais été retenus par l’histoire coloniale et à l’instant même de leur mort, ils sont tombés dans l’oubli. Aujourd’hui, bien que leur mémoire soit recouverte par plusieurs feuilles d’automne et une végétation luxuriante, une réhabilitation est nécessaire…. Elle resurgit grâce à l’histoire traditionnelle orale et les légendes qui ont leur ont survécu … et si l’histoire les a oublié…ne mentionnant aucune trace de leur existence, comme s’ils ne lui devaient rien ou comme si elle même avec un grand H n’avait rien à leur offrir leur descendants s’en souviennent encore…



INTRODUCTION :

Cette résistance reste quasiment inconnue, de la part même des petits fils de Messaoud Benmansour, rares sont ceux qui l’ont abordés dans leurs écrits. Une seule référence est disponible : histoire de Philippeville de Charles Ferot écrite par un officier de l’armée française à qui d’ailleurs j’ai emprunté des passages entiers précisément pour la partie concernant la contribution des béni ishaq dans les résistances qui ont précédées l’apparition de Benmansour.

En l’absence d’archives propres à cette période de la résistance, mon apport personnel dans ce domaine sera limité à l’interprétation des archives d’outre mer. Ma tâche consistera donc à les organiser selon leur succession dans le temps et à les présenter dans un état brut, sans analyse ou spéculation et sans trop m’aventurer dans un domaine dans lequel j’encourage plutôt les historiens à explorer et étudier afin que cette page de notre histoire ne soit pas totalement oubliée ….

Ici, je tente de faire la lumière sur une période douloureuse de notre passé et ceci dans le respect de mes sources, loin de toute subjectivité tribaliste, en insistant sur le fait que chaque événement doit être pris dans son contexte historique, car pour la plupart des tribus du sahel, prises entre la cote et la montagne, le choix de la soumission était souvent un choix de survie.

Je me fais par contre un devoir envers moi-même et envers ma tribu des béni ishaq de renouer avec ce passé glorieux même si de cette dernière, j’ai appris que le devoir n’est jamais accompli que lorsque on acquiert une place à coté de l’arbre le plus sacré qui veille sur tous les morts du canton, enterrés sous ses branches. Cet arbre, symbole de toute cette région porte le nom de : Zitouna.


1 - ORIGINE DES BENI ISHAQ

Les béni ishaq a la fin de la période ottomane selon les archives françaises :
Deux fractions du Goufi et du sahel, la première habite à l’ouest de Collo et la deuxième au sud-est de Collo et toutes les deux sont d’origine commune.

Selon les propos que les français ont enregistré des bouches même des vieillards des béni ishaq, ils sont descendant des ouled Aissa de Djidjelli et que leur aïeul était venu dans la région avec quatre fils kamel, djamaa, bouziane et zidane qui représentent les cinq fractions qui en découlent connu par les ouled kamel…etc.

Kamel et son fils Azail descendirent vers les plateaux a la recherche de meilleurs conditions de vie que leur offrait abondantes l’agriculture. Ils formaient par la suite les béni ishaq du sahel.

Selon une tradition orale et voir le nom de leur ancêtre ishaq, certains pensent que cette tribu a pratiqué le judaïsme.

Concernant leur nombre et activité commerciale : c’était l’une des plus riches tribu selon le recensement français pratiquant l’apiculture et l’élevage et chaque famille possédait un cheval ce qui représente a l’échelle d’aujourd’hui une voiture.

Reste à signaler que cette tribu n’a jamais été soumise a l’autorité turque et que sa formation remonte au treizième siècle.


2 - QUI EST MESSAOUD BENMANSOUR ?

Messaoud Benmasour, ben Saad, ben sebti ben aissa, des béni ishaq, appartenait a une famille des arab el goufi, qui autrefois, détenait le pouvoir chez les béni ishaq, c'est-à-dire que le chef de la tribu pour plusieurs générations était choisi parmi sa famille, comme ce fut le cas des sokhara chez les ouled attia.

Il avait trois fils : cheikh belkacem, cheikh larbi devint chef puis nomme caïd des béni ishaq de la montagne après l’incarcération de son père et cheikh ali belaid nomme caïd de douar d’afensou en 1879.

On rapporte que son grand père Saad, connu par son conflit avec le bey Ahmed, était surnommé Laouar en référence aux béni El Laouar des ouled oum el khoum ou el khaoua qui habitaient la région de bousaada et dont l’ancêtre est sidi Neil gouverneur du sekia el hamra, descendant de El Idriss ibn el Hassan ibn el Hossein double, ibn Fatima la fille du prophète Mohamed que le salut soit sur lui.

Tous les indices montrent que Messaoud serait le même personnage que le Chérif Bousbâa (l’homme au lion) que tous les historiens évoquent quand ils abordent le soulèvement de béni ishaq de 1852 dont l’apparition coïncide avec celle de ben mansour. De mon temps, il existe, sur le territoire des Béni ishaq un endroit désigné comme le lieu ou Benmansour a tué un lion à la chasse, d’où le surnom « Bousbâa ».



3 - SITUATION GENERALE AVANT L’OCCUPATION FRANCAISE :


La chaîne de montagne ‘Djebel Errahmane’ qui borde la rive sud de la méditerranée entre Collo et Jijel était autrefois habitée par des tribus kabyles appartenant à la grande tribu amazighe de ketama, et dont les limites sont telles que définies par ibn khaldoun < du djebel Aurès jusqu’au pied de la mer entre Bougie et Annaba.>. Ces tribus ont été influencées par la pensée fatimide.

C’est pour cette raison sûrement qu’au début de l’occupation française les membres de ces tribus ont écouté la voix de tous les chérifs se disant originaires du Maroc ou descendant de la famille alaouite.

A la fin de la période ottomane, la région de Collo représentait un mixage de races arabes et kabyles organisées en tribus indépendantes partageant entre elles le fait qu’elles soient toutes gérées par un système dans lequel les cheikh jouent le rôle de politiciens et les tolbas le rôle des juges.

Malgré sa fragilité et le fait qu’il ne manquait pas de conflits entres les notables de la même tribu et entre les chefs de tribus, c’était un système rassembleur chaque fois qu’il était question d’envahisseurs étrangers quelques soient leurs motifs.


C’était le cas lors de la domination turque, à qui ces tribus refusèrent toute soumission et entrèrent en guerre. Ainsi que le montre l’exemple des ouled Hamideche et toute cette levée de boucliers au cours de laquelle le bey Osman fut tué à oued Zhour en 1804. Un autre exemple aussi est le nombre de razzia réciproques entre les béni ishaq et les béni mehenna, ou le plus souvent cette dernière jouissait de l’appui turque et en exécution de leurs ordres puisqu’elle était une tribu makhzen.


La religion était le plus grand facteur de rassemblement entre ces tribus et à l’école du koufi à qui revient tout le mérite dans sa vulgarisation et son enseignement, il y eut jusqu'à 250 élèves. Mohamed El koufi son fondateur, selon certaines références disponibles à la zaouïa du jardin de Collo, était un cheikh des rahmani venu de koufa, province de Bagdad, accompagné d’un médecin nommé Achour d’où les koubbas bâties en leurs noms après leurs morts aux sommets des montagnes de Collo.

Il reste à signaler qu’à l’encontre des zaouïas en Algérie, celles de Collo ont joué un rôle positif dans la promotion du sens national. Certaines sont allées jusqu'à interdire le regard au non croyant.



CONTRIBUTION DE BENI ISHAQ A LA RESISTANCE NATIONALE

‘HOMMAGE AUX BENI ISHAQ DU SAHEL FRERES DES BENI ISHAQ DU GOUFI’

La résistance de béni ishaq à l’occupation française a débuté dès que les français ont mis les pieds à Rusicade en 1938. Pour assurer la communication entre Philippeville et Constantine, le maréchal vallée avait crée quatre camps retranchés de Smendou, de Toumiet, d’Eddis et d’el Harrouch.

Dès 1938, pendant que les troupes sous les ordres du maréchal travaillaient sans relâche aux établissements de Stora et de Philippeville, les autochtones ont enlevé un convoi et ont attaqué de nuit le camp d’el Harrouch.

Malgré l’intervention répressive de l’administration française, qui a ordonnée à Ali ben Aissa, ancien lieutenant du bey Ahmed devenu khalifat du sahel après sa soumission, de présenter huit personnes accusées de l’attaque d’el harrouch et leur exécution à Constantine par les chaouchs arabes dès le lendemain de leur condamnation par un conseil de guerre indigène, les embuscades et les attaques le long de la route d’el harrouch à Philippeville ne se sont jamais interrompues.

Ces embuscades étaient souvent exécutées par les béni ishaq et les béni ouelbane, ce qui a conduit le colonel Lafontaine à organiser une expédition contre elles, à partir du camp d’Eddis. Il était parti à la tête d’une colonne forte de deux bataillons et de deux escadrons et en arrivant aux territoires de ces tribus leur a brûlé plusieurs villages et pris en butin un troupeau de bœufs et de moutons.

Ainsi l’année 1840 se termina dans une heureuse situation pour les français.

L’année 1841, a connu aussi une tentative de soulèvement et les responsables de ce mouvement appartenaient aux tribus du sud, ainsi les montagnes riveraines de l’oued Guebli avaient attaqué plusieurs fois les convois allant de Philippeville à Constantine.

Le général Négrier partit de Philippeville le 12 septembre 1841, Pour châtier les responsables et obtenir la soumission des béni toufout et des béni ishaq et d’autres tribus indépendantes chez lesquelles les beys n’avaient jamais osé se montrer à aucune époque de la domination turque. L’attaque était organisée par surprise, elle a laissé plusieurs victimes parmi les membres de ces tribus.

Avec l’apparition du cheikh Zeghdoud que les tribus de l’edough et Philippeville jusqu'à Jijel ont élu sultan, les opérations de djihad n’ont jamais cessé le long de la route de smendou à Philippeville durant tout l’hiver 1842.

Au souk tleta, le marché des béni ishaq du sahel (village de souk tleta de sidi mezghiche actuellement) cheikh Zeghdoud avait formé son rassemblement et de là, aux pieds des montagnes de la Kabylie, au milieu des vallées profondes et boisées, il avait appelé à la guerre sainte. Elu sultan, il avait nommé des aghas et des khalifats et a tenté de sérieuses entreprises contre le camp d’Eddis et d’el harrouch et jusqu’aux portes de Philippeville.



Le 04 mai 1842, le colonel Brice à la tête d’environ 2000 hommes attaquait le camp du sultan zeghdoud à souk tleta. Ce dernier avait déjà fait retirer ses troupes dans une tactique visant à porter ses coups le long du retour et puis par des chemins couverts, il mena l’attaque qui s’est intensifiée avec l’arrivée des habitants de Djidjelli près de 3000 hommes. L’armée française a reconnu avoir perdu dans cette bataille 15 soldats, 67 blessés et trois autres, pris en otage.

Le 5 juin 1842, lorsqu’il sorti de sa retraite chez les Zerdaza, Cheikh Zeghdoud installa du côté du blockhaus d’Eddis une quarantaine de tentes, la plupart des béni Mhenna et des béni ishaq. Ses troupes grossissaient, l’armée du djihad s’élevait à trois mille combattants.

Si Zeghdoud avait formé trois corps d’opérations, il avait reçu de Collo une pièce de canon et 50 boulets. Il s’était mis en relation avec Abdelkader et publiait ses réponses qui l’assurait de son concours, lui promettant l’envoi de canon et de munitions.

La nuit du 21 au 22 juin, le général Levassseur surprit les tribus des béni Salah et des béni ishaq et leur pris quatre cent bœufs, six cent moutons ou chèvres et quelques prisonniers. Ainsi, par cette répression, les douars de djamaa El Ahmer et des béni Tia, c'est-à-dire presque tous les béni ishaq payèrent l’amande et acceptèrent d’obéir aux nouveaux cheikhs qui reçurent l’investiture du général.

Le 13 décembre 1842, le plus entreprenant de ses compagnons, ben Zetout fut tué lors d’un accrochage et si Zeghdoud disparaît.

Cependant dès le mois de février 1843, il reprenait les attaques contre les tribus soumises et contre les convois militaires.

La garnison de Philippeville du se mettre en route pour coopérer à un mouvement combiné avec les garnisons de Constantine, Bône et Guelma que le général Baraguay d’hilliers alla diriger lui-même.

La nuit du 02/03 mars 1843, le secrétaire de si Zeghdoud va annoncer au général où était caché le sultan, prés du camp. Le cheikh projetait de partir le lendemain aux montagnes de Collo où il comptait encore de nombreux partisans. Si Zeghdoud fut tué pendant cette nuit et sa tête fut exposée successivement à Philippeville, el Harrouch et à Constantine et ainsi se termina cette expédition.

L’année 1843, les béni Toufout faisaient face à une campagne militaire sous les ordres du général Baraguay d’hilliers (surnommé Boudraa), quelques soumissions fictives furent obtenues de la part des tribus attaquées sauvagement.

L’année 1845, le chérif Boudali s’établit chez les béni toufout et fit appel au djihad en se réclamant le remplacant de si zeghdoud, les béni ishaq furent les premiers à l’avoir entouré. Il a concentré ses activités entre Philippeville et Collo.

En mars 1846, le marabout ben baghriche surnomme le sultan de la montagne, levait l’étendard de la révolte chez les tribus situées entre Philippeville, Mila et Collo.

L’année 1847, le général Bedeau commandant de la province fait une tournée chez les béni kaid du côté de beni khettab, pénétra chez les ouled aidoun. Apres quelques combats, il pu franchir les crêtes de beni toufout, ses troupes se dirigèrent sur Collo en descendant la vallée de l’oued el kebir.

APPARITION DE MESSAOUD BENMANSOUR

Dès 1847, lorsque les rapports des bureaux des affaires arabes commençaient à parler de lui, Messaoud Benmansour apparaissait comme une personnalité forte rassemblant autour de lui plusieurs tribus. Ce qui suscita l’intérêt et l’inquiétude de l’administration française.

En réaction, afin de l’affaiblir avant même qu’il puisse terminer l’organisation de ses rangs, une razzia destructrice fut dirigée en juillet 1848 par le caïd saoudi contre les Ouled El Hadj, fraction qui suivait la voix du chérif.

Mais ben mansour avait fait entre temps plusieurs émules : moula Brahim, puis Boubaghla dans la vallée de l’oued sahel, Bouziane à zaatcha et de nombreux chérifs prêchant la guerre sainte.

En 1849, les tribus de la région de Collo ont choisi Mohamed ben abdallâh ben yamina autour d’une zerda (repas collectif sacré) à la mosquée du koufi qui se trouve au sommet du djebel goufi. Ce dernier concentra ses activités entre les montagnes de Collo et la région de smendou.

En mai 1849, il encercla avec son armée la garnison d’el harrouch, mais l’attaque fut repoussée par les pièces de canon. Le chérif se retira à la montagne de béni ishaq avant l’arrivée à el harrouch du général de salles, qui venait au soutien de Constantine.
Le 5 juin 1849, caïd El Eulma, Brahim ben abdallâh le surpris du côté de sidi Driss et l’étendit mort à ses pieds.

En 1850, l’opération qui a ciblé le lieutenant Grappier a marqué le début d’une série d’opérations dans la partie basse de l’oued sahel.




EVENEMENTS DU PRINTEMPS 1851

Selon le moniteur de l’armée n° 28 du 16 mai 1851, tout le pays kabyle que doit parcourir la division aux ordres du général de Saint Arnaud était dans une grande agitation.

Des rassemblements avaient eu lieu entre les chefs des principales tribus insoumises et l’on avait juré de disputer le passage aux chrétiens.

La petite ville de Collo a été entraînée par une circonstance imprévue, dans les mêmes manifestations.
Le 25 avril, le commandant supérieur de Philippeville étant venu avec une escorte de cavaliers arabes inspecter les travaux de la route muletière qu’exécutent les autochtones eux-mêmes, crut pouvoir pousser jusqu'à Collo.

Pendant que cet officier supérieur était en réunion avec le caïd, un rassemblement nombreux composé d’hommes de béni ishaq, des malveillants de la ville selon le moniteur et d’étrangers appartenant aux tribus voisines se forme sur la route et sépare le commandant du gros de son escorte, qu’il a laisse à la garde d’un défilé.
Après de vains efforts pour s’ouvrir un passage il est obligé de se jeter dans une barque avec quatre officiers ou spahis qui l’ont accompagné.

Ayant pris terre à quelques distances et rejoint son escorte, le commandant supérieur a pu regagner Philippeville sans autre perte que celle des cinq chevaux abandonnés au moment de l’embarquement.

Apres cette levée de boucliers, le caïd a été impuissant de contenir les révoltés, les goums ont du se cacher ou se taire. Plusieurs navires en relâche dans la baie ont été contraints de quitter le mouillage sous une vive fusillade.

Les achachs s’emparèrent de la ville. Le caïd saoudi se retira à souk essebt, les tribus environnantes sachant que la colonne de saint Arnaud allait opérer dans le cercle de djidjelli, conçurent de grandes craintes, leur préoccupation était de savoir s’ils seraient attaqués par El goufi. En effet, l’attaque dirigée de cette manière, ils étaient pris entre la cote et la montagne et ne pouvaient plus reculer.

En réalité le prétexte des routes était une politique courante utilisée comme ceinture de sécurité empêchant les tribus de s’unir.








CAMPAGNE MILITAIRE DU GENERAL DE SAINT ARNAUD :

Le 8 mai 1851, saint Arnaud partit de Mila pour châtier les responsables des derniers évènements et calmer l’effervescence dans la région. La veille, il convoqua bouaakaz et bourenane ben azeddine pour jouer les guides dans la région. Apres huit jours, l’armée française arrive à Djidjelli en traversant plusieurs villages et châtiant leurs habitants.

Le 12 juillet, le général de saint Arnaud après avoir terminer ses opérations sur la rive gauche de l’oued El kebir, avait levé son camp d’El Milia et s’était mis en marche sur les ouled Aidoun, restés insoumis. Cheikh Salah fut tué, la perte des français s’élevait à deux tués et dix blessés.

Le 13 juillet, les ouled Aidoun, béni toufout, ouled attia, béni ishaq et les achachs avaient réuni cinq à six cent fusils pour s’opposer à la colonne. Une fusillade de flanc eut lieu, le capitaine des spahis ben Neman fit exécuter deux charges, qui ont fait un tué et deux blessés pour permettre au général de diriger ses troupes sur les crêtes et descendre alors sur l’oued Driouat. Le bivouac fut établi le 14 juillet à el hammam, et le 15 juillet à onze heures du matin la colonne arrivera à Boumhafer près de Collo.

Dans les même jours, le caïd saoudi à la tête de 250 cavaliers de béni mhenna a précédé les opérations par une razzia sur quelques tribus des ben ishaq, leur prenant quelques 400 têtes de bétail et brûlant un village aux Achachs.

Pendant que la colonne quittait la vallée de l’oued el kebir et s’avançait vers Collo, la prise d’armes des tribus qui environnent Collo avait jeté l’effroi parmi la population. Le coup de main du caïd saoudi à la tête des cavaliers de béni mhenna sur les Achachs avait pour but de rassurer les colliottes, mais au lieu de se calmer, les Achachs obtinrent l’aide des béni ishaq et allèrent menacer de brûler la ville de Collo. Seule la présence de la corvette à vapeur LE TITAN, à portées de canon qui mouillait en rade et bombardait les villages rebelles les empêchait de faire.

Le 16 juillet, après avoir organisé le territoire, le général de saint Arnaud envoya deux colonnes légères, sous les ordres des lieutenants-colonels Espinasse et Périgot, sur le territoire des Achachs, qu’ils prirent entre deux feux. On rapporta le soir de nombreux fusils.

Le 17juillet, le colonel Marulaz et le lieutenant-colonel Espinasse furent envoyés contre les béni ishaq, l’une des colonnes comptait quatre bataillons, deux obusiers et cent chevaux, l’autre trois bataillons, deux obusiers et cinquante chevaux.

Selon le moniteur de l’armée n° 42 du 26 juillet 1851, plusieurs contingents kabyles s’étaient habilement retranchés, ils furent abordés à la baïonnette et se jetèrent dans un ravin à la sortie duquel la cavalerie les attendait.

Le commandant Fournie, qui la commandait tomba, frappé d’une balle au front et fut tué raide sur le coup. Le nombre de blessés fut de huit.
Plus d’une centaine de kabyles tombèrent sur le champ de bataille, parmi eux, le frère du cheikh des béni ishaq, l’un des ennemis les plus acharnés et les plus influents, selon toujours le même moniteur.

Le résultat était de récupérer des achachs, les chevaux pris au début de cette campagne. Affaiblir les béni ishaq, qui ont perdu un grand nombre de leurs combattants et à qui le général a brûlé les quatorze villages qui formaient l’ensemble de cette tribu. Les ouled attia rudement châtiés eux-mêmes, avaient regagné le sommet de la montagne.

En réalité, cette campagne avait pour but de remplir le programme du gouvernement, à savoir :
- débloquer Djidjelli
- mettre Collo à l’abri d’un coup de maiin
- organiser le pays
- assurer la sécurité sur la route de Phhilippeville.


RAZZIAS DE BEN MANSOUR SUR LES TRIBUS SOUMISES : LA DETERMINATION DES BENI ISHAQ

« Les razzias entre les tribus colliottes sont un fait historique réel postérieur à la colonisation française. Les aborder ici n’a aucunement l’objectif d’ouvrir des plaies déjà refermées. L’histoire est ainsi faite, et le châtiment des tribus soumises n’est pas une particularité de la résistance de ben mansour uniquement, des exemples similaires existent dans l’histoire de l’Algérie »

Alors que les béni ishaq semblaient faire des démarches actives pour se soumettre à l’autorité française, une razzia fut dirigée par ben mansour contre les ouled maazouz, le 12 août, c’est à dire après moins d’un mois de la campagne du général de saint Arnaud. Ceci démontrait aux français, qui ont cru les béni ishaq affaiblis par la perte d’un grand nombre des leurs et des expéditions punitives contre leurs villages, que les populations montagnardes sous le commandement de ben mansour étaient déterminées à continuer la résistance.

A noter que la tribu des ouled maazouz, située en bord de mer entre les béni mhenna et les béni ishaq avait toujours été considérée comme neutre et n’avait jamais pris part à aucune coalition.

Aux béni ishaq s’étaient joint les ouled douzen (achachs), les béni toufout de la montagne, des ouichaouas et des ouled ali. La veille de la Razzia, toutes ces tribus réunies en assemblée reconnurent en Messaoud Benmansour leur chef commun.

Ainsi se perpétua la résistance en resserrant les rangs et châtiant tous ceux qui acceptèrent la soumission.

Le 1er septembre, quelques cinq cent fantassins des béni ishaq, des béni toufout, des ouichaouas et quelques ouled attia, sous le commandement de Messaoud Benmansour ont effectué une razzia sur les Achachs de Collo. Au premier coup de fusil trois ou quatre fractions des colliottes et les ouled maazouz se sont portés à leur secours. Les ouled makhlef ont repoussé rigoureusement les combattants de ben mansour, leur tuant deux membres et en blessant grièvement trois autres.

La conduite des tribus soumise dans cette circonstance était très particulière, elles se comportaient comme une vraie coalition. Elles ont poursuivi ben mansour plus de six kilomètres et sont rentrées à leur base sans être inquiétées ne déplorant ni tué ni blessé.

Les béni mhenna entendant les feux de la fusillade, n’ont pu que constater le succès que leurs frères soumis venaient de remporter.

Les Achachs de la zeriba de Ain Zida, qui restaient insoumis ont combattu avec leurs frères soumis. Ils ont acquis par cette conduite des droits à l’égard des français. La soumission de cette fraction fut acceptée sans autre condition que celle de tenir la promesse d’obéir au cheikh moha ben chaouli.

Le 13 octobre, une fois de plus les Achachs étaient surpris par les béni ishaq de Messaoud Benmansour auxquels s’étaient joints des fractions des Ouled attia insoumis. Au nombre de 200 ou 300 ils sont parvenus à enlever 50 à 60 du gros bétail. Malgré la poursuite des colliottes et des achachs rejoints par les ouled Maazouz, ceux-ci n’ont pas pu parvenir à leur reprendre leur bétail. La fusillade a duré une grande partie de la matinée, il n’y a eu ni tué ni blessé.

Cette série d’attaque se prolongea jusqu’ à la fin de l’année. Ce coup de main selon le bureau des affaires arabes est qualifié d’actes d’une dureté qui trouble la tranquillité du pays.

CAMPAGNE MILITAIRE DU GENERAL DE MAC-MAHON :

Le 12 mai 1852, le général Mac Mahon partit de Mila à la tête de 6500 hommes (à titre de comparaison signalons que les béni ishaq étaient environ 2000 habitants) Le but de cet expédition était l’anéantissement de la résistance du chérif Benmansour et l’occupation de la ville de Collo. Il se dirigea vers les ouled aidoun, béni aicha, ouled aouath et ouled Ali et après de rudes combats, il pénétra chez les béni toufout, le 10juin.
Cependant la nouvelle de la révolte des henencha qui menaçait Ain El beida et Bône ne lui permit pas d’occuper Collo et d’y laisser des troupes.
Le 14 juin, le général se mit en route avec toutes les troupes pour venir chez les béni ishaq, laissant les blesses et les invalides à Collo d’où le bateau « le TITAN » devrait les transporter à Philippeville. Le camp était établi à kariah wara kariah au milieu des béni ishaq.

Que pouvaient ils bien faire les malheureux ? Ils ne se sont pas encore relevés des coups reçus l’année passée.

Le chef le plus entreprenant des béni ishaq, Messaoud Benmansour vint traiter le soir même de leur soumission, les achachs s’étaient soumis la veille.

La journée du 15 juin fut employée à brûler les maisons et couper les arbres. Des fractions de ouichaouas établies sur la rive droite de l’oued Tamanart viennent faire leur soumission où les troupes entraient sur leur territoire.

Ceux de la rive gauche, au contraire occupant un pays difficile, de loin n’apparaissaient que ça et là, parmi quelques champs au milieu des bois. Le général était en mesure de les attaquer mais il pensait qu’après la soumission des achachs et des béni ishaq, puisqu’ ils sont obligés de traverser leur territoire en quittant leur pays, ils seraient obligés de suivre l’exemple de leurs voisins.

Le 16 mai, le chef Messaoud Benmansour, pour épargner plus de malheur aux siens, s’est remis entre les mains du général comme otage.

LA BATAILLE DE DJBEL GOUFFI

Le 17 juin, le général Mac Mahon marcha dans la direction du djebel goufi où s’était formé un rassemblement assez nombreux. La deuxième brigade dont le colonel Defailly avait le commandement, reçue l’ordre de déposer ses sacs pour être portés sur des mulets et elle partit avec un bataillon du 20eme, l’artillerie, 12 chasseurs et 15 spahis.

Le général forma deux colonnes d’attaque, la première aux ordres du colonel Defailly, forte de trois bataillons de zouaves, commandés respectivement par les commandants Oubost, Cailloux et Golbéry. La 2eme colonne, forte d’un bataillon de chasseurs à pieds mené par le capitaine bouchot, le 2eme bataillon du commandant Jolivet et le bataillon du 10eme de ligne du commandant Dahdon.

La chaîne de goufi, dans cette partie, court du sud au nord dans une direction perpendiculaire que celle que l’armée française venait de suivre. Les deux colonnes devaient arriver en même temps au point culminant. En l’abordant par la gauche et par la droite.

Un rassemblement assez considérable apparaît, dont les plus avancés étaient couverts avec des retranchements de terre avec créneaux. Ils commencèrent le tir à 600 m, les bataillons, profitant des contreforts de la montagne, avancèrent en convergeant vers la première ligne. Arrivés à petite distance, l’artillerie ouvrit le feu de quatre pièces de canon. Aussitôt les troupes s’élancèrent à la baïonnette et le point fut enlevé, voire le nombre réduit des assiégés dans cette ligne.

Ainsi, les plus opiniâtres furent chassés et les membres des bataillons réformés s’élancèrent sur un plateau, connu par une fontaine appelée Ain el Djouzy où le bivouac des bataillons devait être établi, le pic du goufi le distant à portée de canon. Une centaine de combattants étaient autour de la mosquée bâtie au sommet. Le commandant a donné l’ordre d’aller s’en emparer. Opération difficile car la ligne directe qu’il faut suivre est couverte d’énorme rochers et de maquis épais. L’artillerie jeta des obus sur le chemin à parcourir et parvint à gagner une position où les projectiles arrivent au sommet. Le bataillon surmonta les obstacles qui s’opposaient à sa marche. Par trois fois, les assaillants s’arrêtent pour prendre haleine, en se mettant derrière des rochers. Ils parvinrent à la tête où quelques uns se firent campagne et restèrent en position de gardes.

Le 18 juin, le général Bosquet rejoignait Ain El Djouzi et une reconnaissance fut faite pour la route du retour. Des travailleurs aplanirent les premières difficultés car toute cette région en est parsemée. L’armée française parvint à débusquer 200 a 300 moudjahiddines sur une crête rocheuse, la compagnie des zouaves indigènes les en chassa. Bientôt, ils se rapprochèrent et tentèrent de regagner le camp. Ils se glissèrent et traversèrent les broussailles sur les pas de l’arrière garde pour couler les échelons de flanquement. La section des zouaves avait, à son tour, occupé le rocher qu’elle avait, le matin, prise aux moudjahiddines. Elle s’était blottie derrière un fragment de roche d’une vingtaine de mètres de longueurs, sur trois positions.

Une cinquantaine de moudjahiddines arrivèrent vers le camp, aussitôt les canons de fusils s’entrecroisèrent. Une vingtaine seulement paraissaient et disparaissaient, les autres remplissaient l’air de cris et d’injures et jetaient des pierres. Par deux fois, plusieurs d’entre eux se resserrèrent pour franchir cette ligne. Le commandant Jolivet, devant la situation critique de la section fit sortir une pièce et la chargea. Les travailleurs en se précipitant pour l’exécuter, la flanquèrent avec pertes dans toutes les directions, faisant quelques blessés, mais l’attaque fut repoussée.

Le 19 juin, les soldats qui se trouvaient au Goufi, descendirent sous un ciel noir et un brouillard intense. L’armée française prit le chemin du retour par oued Zhour où le général Bosquet, à la tête d’un bataillon de zouaves indigènes s’était chargé de protéger l’arrière garde et de repousser les attaques acharnées des membres de la résistance.

Dans cette bataille, les ouled attia ont rempli avec gloire leur devoir envers leurs frères les béni ishaq, bien qu’ils étaient isolés auparavant dans les vallées profondes et ne reçurent aucune aide des tribus voisines.


PERIODE SUCCEDANT A L’ INCARCERATION DE BEN MANSOUR
ELOIGNEMENT DES LEADERS DES BENI ISHAQ VERS L’ ILE SAINTE MARGUERITE

Apres l’incarcération de Messaoud Benmansour, son fils larbi devint chef des béni ishaq

Au début de 1853, l’homme le plus influent des béni ishaq de la montagne fut nommé par l’autorité française Caïd. Mais, son père restera otage à Philippeville. Il avait été astreint à plusieurs démarches qui devait démontrer la complète soumission de sa famille animée à l’égard des français des sentiments les plus hostiles. Un certain nombre de tentes devaient être plantées sur des terrains azels faciles à surveiller, les azels de msuna dimermech, et répondre ainsi de la tranquillité des béni ishaq, à ce prix Messaoud Benmansour sera libéré.

Caïd Larbi conduira sur les terrains désignés huit familles sur lesquelles il a reçu des ordres, les deux fils de Messaoud Benmansour devront aussi se rendre sur ces azels. Mais, toutes laissèrent leurs troupeaux à la montagne et n’amenèrent avec elles que les têtes de bétail.

Cette installation ordonnée au milieu de l’année 1852 ne recevait d’exécution dérisoire que les premiers jours d’avril 1853.

Dans ces temps là, le spahi belkacem ben abdelkrim, chargé de veiller à l’exécution des conditions qui ont été imposés à Larbi pour obtenir la liberté de son père, alla faire une déclaration à l’administration française, selon laquelle, le Caïd Larbi lui aurait fait des révélations en lui annonçant qu’il allait recommencer la guerre sainte et qu’il allait lui-même se déclarer insoumis.

On allait ordonner son arrestation et son remplacement, mais l’administration française, convaincue de sa conduite très coupable, pensait qu’il était trop précipité d’agir avec une détermination rigoureuse. On ne doutait pas que la plupart des renseignements fournis semblaient exacts, mais, il ne paraissait pas exclus qu’elles soient aussi empreintes d’exagération.

Comment aurait il été aussi insensé pour lui faire des révélations aussi graves ? Caïd larbi n’ignorait pas que belkacem ne laisserait pas une pareille occasion pour témoigner à nouveau son zèle et son attachement pour les français.

Aussi, il serait d’un assez mauvais effet d’avoir investi un Caïd qu’il fallait désavouer après trois mois seulement. L’administration française serait accusée d’avoir fait des nominations sans être totalement entourée de toutes les précautions.

Mais cette situation ne dura pas longtemps pour Caïd Larbi et son compagnon Ali ben Saad ben Youssef, le chef des canabel, kherabech et ouled Kassem, et ils furent très vite incarcérés à Philippeville.

Le 20 mai 1853, le ministre de la guerre décida que les nommés larbi ben Messaoud Benmansour et Ali ben Saad ben Youssef, détenus a Philippe ville, soient envoyés à l’île sainte marguerite.

le 13 juin 1853, ils furent embarqués à Alger, où ils furent remis à la disposition du bureau des affaires arabes puis envoyés en sainte marguerite.

COORDINATION AVEC LE MARABOUT BEN SI SAAD DES OULED ATTIA

A leur arrivée, aussitôt le comte Randon va traiter avec eux des conditions de leur libération et surtout de celle de Messaoud Benmansour.

Mais, Larbi dans une lettre en arabe envoyée de l’île sainte marguerite à sa famille en algerie écrivait les propos suivants : « Si mon père sort de prison, nous recommencerons la guerre sainte contre les français et nous triompherons car les français ont un chérif dans le sud et leurs troupes sont de ce côté. Ben si Saad (marabout inférieur réfugié chez les ouled attia) n’attend que ce moment et si je ne puis obtenir la liberté pour mon père je met des conditions et je ne reviens jamais à Philippeville ».

Depuis, toutes les informations sont venues démontrer que le Caïd Larbi et le marabout ben si Saad préparaient les moyens pour faire révolter les béni ishaq, les ouichaouas de Collo, les ouled attia et quelques autres petites tribus de la montagne.

La garnison de Philippeville formait quatre colonnes, d’environ 4500 soldats. Les ouled attia furent encerclés. L’armée française exigea des notables de la tribu de lui livrer Mohamed ben si Saad. Devant leur refus et après des pourparlers une proposition fut acceptée : le laisser partir pour Tunis pour y embarquer le moment venu vers la Mecque, accompagné de 180 personnes formant au total 33 familles des ouled attia, qui avaient refusé de vivre avec des chrétiens et surtout d’être commandés par eux.

Tous ces individus laissaient en partant, des terres, des jardins et des gourbis qui allaient devenir la propriété de l’état français. Pour rendre plus facile les mesures de leur exil et de leur éloignement, on a opté pour la vente d’une portion de leurs terres afin de payer le passage sur le bateau de ces 180 personnes.

Le 13 avril 1855, le marabout ben si Saad fut embarqué sur le bateau partant de Stora à Marseille et les trente trois familles des ouled attia qui l’accompagnaient ont pris passage sur le bateau partant de stora, le 12, vers Tunis.

IL fallut attendre l’occasion de la fête de l’empereur, pour que le maréchal ministre de la guerre décide de la mise en liberté des nommés larbi ben Messaoud Benmansour et Aly ben Saad ben Youssef des béni ishaq.

Le 20 août 1855, douze indigènes détenus à l’île sainte marguerite dont le ministre a ordonné l’élargissement arrivèrent à Stora. Deux, appartenant au cercle de Philippeville, Larbi ben Messaoud Benmansour et Ali ben Saad ben Youssef ont été dirigés sur Collo où ils resteront sous la haute surveillance du caïd de Collo.

La résistance de Benmansour ne s’éteignit pas aussitôt.

En 1856, un nouveau chérif soulevait les tribus de la région de Collo.
Puis de nouveau, une nouvelle agitation en 1858.
En mai 1860, le général Desvaux du refaire la même campagne que celle du général Gastu de 1858.

Le 11 septembre 1860, la ville de Collo fut occupée de manière temporaire. Mais la décision du 29 juillet 1861 a transformé l’état de cette ville en son état définitif de colonie française.

Le devenir de Messaoud Benmansour reste inconnu. Il nous reste la tradition orale, transmise par ses descendants, la famille BOUZNAD aujourd’hui. Il aurait été libéré de sa détention et assigné à résidence surveillée à Philippeville. De là il aurait rejoint la résistance de MOKRANE où ce dernier l’aurait chargé du poste de chef suprême de l’armée. Son corps reposerait dans les environs d’alger.


Ainsi, une page d’histoire, d’héroïne et de combat se referme sur l’histoire d’une région demeurée très longtemps insoumise. L’analyse de spécialistes en histoire apportera des précisions plus détaillées sur les motivations des uns et des autres des acteurs de cette épopée, ainsi ce témoignage, loin de tout sens de tribalisme, ne se justifiera que pour la réparation d’un oubli.



Abdelghani Bouleknafet des Beni Ishaq.


Je remercie les membres de la familleBOUZENAD pour leur aide et soutien, en particulier monsieur LAKHDAR BOUZENAD l'ex consul d'algerie en france pour les archives d'outre mer qu'il a mis a ma disposition et monsieur OMAR BOUZNAD de collo pour ses orientations surtout au debut de cette recherche.

DOCUMENTATION RELATIVE A:

MESSAOUD BEN MANSOUR BEN SAAD DES BENI ISHAQ


- 1KK7 AIX N* 6 DU 17 FEVRIER 1847

- 8 H3 AIX 2EMME QUINZAINE AVRIL 1847


- 2 H22 AIX N* 294 DU 14 DECEMBRE 1851

- H144 –ARCHIVES ARMEE –RAPPORT DECEMBRE 1851


- H214- ARCHIVES ARMMEE- JOURNAL DES MARCHES DU 6 AU 17 JUIN 1852


- H214-ARCHIVES ARMEE- JOURNAL DES MARCHES DU 29 JUIN 1852


- 30 KK 46 AIX DU 31 DECEMBRE 1852


- JOURNAUX AYANT PUBLIE LE RAPPORT D’ENSEMBLE DES OPERATIONS

- MILITAIRES DU PRINTEMPS DE 1852 OU LE NOM DE MESSAOUD BEN MANSOUR

CHEF DES BENI ISHAQ EST MENTIONNE, QUE LE COMPTE RANDON A ADRESSE

AU MINISTRE DE LA GUERRE.


- MONITEUR UNIVERSEL

- MONITEUR ALGERIEN DU 15 OCTOBRE 1852


- MONITEUR DE L’ ARMEE N* 54 DU 16 SEPTEMBRE 1852

VOIR ARTICLE DU 13 JUIN 1852 CONCERNANT BEN MANSOUR

DOCUMENTATION RELATIVE A :

LARBI BEN MESSAOUD BEN MANSOUR DES BENI ISHAQ


- 30 KK 47 AIX N* 45 DU 13 AVRIL 1853
« J’ai lu avec attention votre dépêche n* 68 du 10 avril 1853, concernant l’arrestation du caïd Larbi ben messaoud ben mansour des béni ishaq dont vous me proposez l’envoi en France »

- 30 KK 47 AIX N* 53 DU 20 AVRIL 1853
« D’après les renseignements nouveaux contenus dans votre dépêche n* 78 du 17 avril
1853, je consens a demander l’envoi en France de Larbi ben messaoud ben mansour et
Aly ben Saad ben Youcef »

- 1KK 23 AIX N* 137 DU 26 AVRIL 1853
« Lettre que monsieur le gouverneur a adresse au ministre de la guerre concernant Larbi ben messaoud ben mansour

-RAPPORT D’ INSPECTION DES AFFAIRES ARABES-

- 30 KK 47 AIX N* 74 DU 10 JUIN 1853
« Le ministre de la guerre a décidé le 20 mai dernier que les nommés Larbi ben messaoud ben mansour et Aly ben Saad ben Youcef, en ce moment détenus a Philippe ville seront envoyés a sainte marguerite. Je vous prie en conséquence de prendre des mesures nécessaires pour que ces indigènes soient embarqués le 13 juin a Alger et mis à la disposition du chef du bureau arabe »

- 30 KK 49 AIX N* 120 DU 11 DECEMBRE 1851

Concernant lettres en arabe que Larbi ben messaoud ben mansour et Aly ben Saad ben Youcef ont adresse de sainte marguerite a leurs familles en algerie.

- 30 KK 49 AIX N* 89 DU 18 AOUT 1855
« A l’occasion de la faite de l’empereur, mr. Le maréchal ministre de la guerre a décidé (ordonné) la mise en liberté des nommes Larbi ben messaoud ben mansour et Aly ben Saad ben Youcef »

- 1 KK 27 AIX N* 198 DU 26 AOUT 1855

« Douze indigènes détenus a l’île sainte marguerite dont le ministre de la guerre a ordonne l’élargissement sont arrives a Stora le 20 août 1855, deux appartenant au cercle de Philippe ville [Larbi ben messaoud ben mansour et Aly ben Saad ben Youcef] ont été diriges sur Collo ou ils resteront sous la haute surveillance du caïd.



DOCUMENTATION RELATIVE A :

MARABOUT MOHAMED BEN SI SAAD DES OULED ATTIA

- 30 KK 47 AIX N* 36 DU 15 MARS 1853

« Les informations que j’ai reçu conforment le contenu de votre lettre du 6 mars n* 46 relative au marabout Mohamed ben si Saad »

-REGISTRE DES AFFAIRES COURANTES-

- 30 KK 48 AIX N* 71 DU 11 DECEMBRE 1854

Concernant ben si Saad

- 30 KK 49 AIX N* 16 DU 6 FEVRIER 1855

« Le gouverneur vient de me faire connaître la teneur du courrier du ministre de la guerre, concernant Mohamed ben si Saad. En arrivant a Marseille le commandant de la Q’CD qui a reçu des instructions pour lui faire prendre passage avec sa famille sur le prochain courrier partant pour alexandrie. Faites moi parvenir l’état nominatif des personnes qui l’accompagnent ».

- 30 KK 49 AIX N* 31 DU 2 MARS 1855

Concernant les terres des familles parties définitivement avec le marabout ben si saad.

- 30 KK 49 AIX N* 23 DU 10 AVRIL 1855

« J’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir adresser a monsieur le consul général de France a Tunis l’état des ouled Attia sur cette ville et faisant suite du marabout ben si Saad ».

- 1 KK 27 AIX N* 42 DU 5 FEVRIER 1855

Concernant départ du marabout ben si Saad et sa famille des ouled Attia qui s’est embarque le 13 sur le bateau partant de Stora a Marseille, les trente trois familles des ouled Attia qui l’accompagnent ont pris passage sur le bateau partant de Stora, le 12, allant a tunis.
-CORRESPONDANCE MINISTRE DE LA GUERRE GOUVERNEUR GENERAL-

Au plaisir de vous lire toutes et tous. saif-eddine

Salam Alikoum.

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Les bienfaits d’un régime végétarien

Added 24/9/2008

Une vie entière vouée au respect d'un régime végétarien ou lacto-végétarien est une condition primordiale pour être initié à la Méthode Guan Yin. Les aliments d'origine végétale ainsi que les produits laitiers peuvent être consommés,à l'exception de tout autre aliment d'origine animale (y comprises œufs). Il y a plusieurs raisons à cela, mais la plus importante s'explique par le premier précepte qui nous enseigne de ne pas ôter la vie des êtres sensibles, ou comme le ditle commandement biblique : « Tu ne tueras point. »

Ne pas tuer ni faire de mal à d'autres créatures est d'un intérêt évident pour ces êtres. Moins évident est le fait que ne pas faire de mal aux autres nous est également bénéfique. Pourquoi ? À cause delà loi du karma : « Ce que l'homme aura semé, il le moissonnera aussi. » Lorsque vous tuez et que vous faites tuer afin de satisfaire votre envie de viande, vous contractez une dette karmique qui devra être payée plus tard.

Ainsi, concrètement, observer un régime végétarien est en fait un cadeau que nous nous offrons.Nous nous sentons bien et notre vie s'améliore du fait de la diminution de nos dettes karmiques ; nous sommes alors admis dans d'autres royaumes célestes, plus subtils, de l'expérience intérieure. Cela vaut largement la bagatelle qu'il nous faut payer !

Les arguments spirituels qui vont à l'encontre de la consommation de viande sont convaincants pour certaines personnes. Mai sil y a d'autres raisons irréfutables pour devenir végétarien, et elles sont toutes pleines de bon sens.Elles concernent les problèmes de santé et d'alimentation, l'écologie et l'environnement, l'éthique et la souffrance des animaux, ainsi que la faim dans le monde.

Santé et nutrition

Des études menées sur l'évolution humaine ont révélé que nos ancêtres étaient végétariens par nature. La constitution du corps humain n'est pas adaptée à la consommation de viande. Ceci fut démontré par le Docteur G. S. Huntingen, de l'université de Columbia, dans ses travaux d'anatomie comparée. Il fit remarquer que l'intestin grêle et le gros intestin des carnivores sont courts. Leur gros intestin a la caractéristique d'être rectiligne et lisse. En revanche,l'intestin grêle et le gros intestin des animaux végétariens sont longs. Comme la viande est pauvre en fibres et riche en protéines, l'intestin absorbe rapidement les éléments nutritifs. C'est pourquoi les carnivores ont un intestin plus court que les végétariens.

Les êtres humains, comme les animaux végétariens,ont à la fois un petit et un gros intestin longs. La longueur totale de nos intestins est d'environ huit mètres et demi.L'intestin grêle est replié plusieurs fois sur lui-même et ses parois sont en accordéon, et non lisses.Comme nos intestins sont plus longs que ceux des carnivores, la viande que nous ingérons y séjourne plus longtemps. Par conséquent, cette viande peut se putréfier et produire des toxines. Ces toxines ont été mises en cause dans le cancer du côlon et elles fatiguent également le foie qui ajustement pour fonction de les nettoyer. Cela peut être la cause de cirrhose et même de cancer du foie.

La viande contient beaucoup de protéines "uro kinases" et d'urée qui surchargent les reins et peuvent endommager leurs fonctions. Il y a quatorze grammes de protéines uro kinases dans un steak de cinq cents grammes. Si l'on met des cellules vivantes dans un liquide de cette protéine, leur fonction métaboliques détériore. Par ailleurs, la viande ne contient ni cellulose, ni fibres, et une carence en fibres peut facilement entraîner de la constipation. Tout le monde sait que la constipation peut provoquer un cancer du rectum ou des hémorroïdes.

Le cholestérol et les graisses saturées que l'on trouve dans la viande provoquent des maladies cardiovasculaires,première cause de mortalité aux États-Unis.

Le cancer est la deuxième cause principale de mortalité.Des expériences montrent que la viande grillée ou rôtie contient une substance chimique(Méthyl cholanthrène) fortement cancérigène.Des souris, auxquelles on a administré cette substance, ont développé des cancers : tumeur aux os, cancer du sang,cancer de l'estomac, etc.

Les chercheurs ont prouvé que les bébés souris quittent des femelles atteintes du cancer du sein développeront aussi le cancer. Lorsque des cellules cancéreuses humaines furent injectées à des animaux, ceux-ci ont développé un cancer. Si la viande,que nous donnons à notre corps chaque jour, vient d'animaux qui ont de telles maladies, nous avons alors aussi de grandes chances d'être contaminés.

La plupart des gens pensent que la viande est propre, que nous pouvons en manger en toute sécurité, que des inspections sont faites dans toutes les boucheries. On tue, chaque jour, pour la vente,bien trop de bovins, de porcs, de volailles, etc., pour que tous subissent un examen. On peut très difficilement vérifier si un morceau de viande est cancérigène, sans parler de contrôler chaque bête. En général,l'industrie alimentaire se contente de couper la tête qui présente une anomalie ou de couper la patte atteinte d'une maladie. Seules les mauvaises parties sont retirées ; le reste est vendu.

Le professeur J. H. Kellogg, végétarien célèbre, a dit : « Quand on mange de la nourriture végétarienne, on n'a pas à s'inquiéter de savoir de quel genre de maladie étaient atteints les végétaux. Le repas n'en est que plus gai ! »

Autre source d'inquiétude : des antibiotiques et des drogues tels que stéroïdes et hormones de croissance sont ajoutés à la nourriture des bêtes ou directement injectés aux animaux. On dit que les personnes qui mangent ces animaux font pénétrer ces drogues dans leur corps. Il est possible que les antibiotiques contenus dans la viande diminuent l'efficacité des antibiotiques destinés à soigner les maladies humaines.

Certains pensent que le régime végétarien n'est pas assez nourrissant. Le professeur Miller, chirurgien américain établi à Formose depuis quarante ans, a fondé un hôpital dans lequel on ne sert que des repas végétariens, aussi bien aux membres du personnel qu'aux patients. Il dit : « La souris est un animal qui peut vivre d'une alimentation végétarienne ou non-végétarienne. Si l'on sépare deux souris, et que l'on donne à l'une de la viande et à l'autre de la nourriture végétarienne, on constate une croissance et un développement similaires, mais la souris végétarienne vit plus longtemps et résiste mieux la maladie. D'autre part, quand les deux souris tombent malades, la souris végétarienne se rétablit plus rapidement. » Puis il ajoute : « La médecine que nous apporte la science moderne s'est considérablement améliorée, mais elle ne peut soigner que les maladies.L'alimentation, en revanche, peut nous maintenir en bonne santé.» Il fait remarquer que : « La nourriture végétale représente une source d'alimentation plus directe que la viande. On mange des animaux, mais la base alimentaire des animaux que nous mangeons est d'origine végétale. La plupart des animaux ont une vie courte et ils ont pratiquement les mêmes maladies que l'homme. Il est fort probable que les maladies de l'homme proviennent de la consommation de chair d'animaux malades.Pourquoi les gens ne se nourrissent-ils donc pas directement à partir des végétaux ? » Le professeur Miller dit que les céréales, les légumes secs et les légumes verts nous apportent tous les éléments nutritifs dont nous avons besoin pour rester en bonne santé.

La plupart des gens ont dans l'idée que les protéines animales sont supérieures aux protéines végétales, considérant les premières comme des protéines complètes et les secondes comme des protéines incomplètes. En vérité, il existe des protéines végétales complètes. De plus,on peut combiner des aliments incomplets en protéines pour créer une alimentation complète.

En mars 1988, l'association américaine de diététique déclare : « Notre point de vue est que les régimes végétariens sont sains et suffisamment nutritifs s'ils sont bien équilibrés.»

On croit, souvent à tort, que les mangeurs de viande sont plus forts que les végétariens. Or, d'après une expérience conduite par le professeur Irving Fisher de l'université de Yale, sur 32 végétariens et 15mangeurs de viande, les végétariens montrent plus d'endurance que les mangeurs de viande. Il a demandé à ces personnes de tendre les bras le plus longtemps possible. Le résultat était clair : sur les 15 mangeurs de viande,seulement 2 personnes sont restées les bras tendus plus de 15minutes ; par contre, sur les 32 végétariens, 22 ont réussi à tenir plus de 15 minutes, dont 15 plus de 30minutes, 9 plus d'une heure, 4 plus de deux heures et un végétarien a gardé les bras tendus plus de trois heures.

Beaucoup de coureurs de fond suivent un régime végétarien avant les compétitions. Le docteur Barbara More, thérapeute spécialisée dans le végétarisme, a accompli la performance de courir 180kilomètres en 27 heures et 30 minutes. Cette femme de 56 ans,qui a battu les records d'hommes plus jeunes dit : « Je veux être un exemple pour prouver qu'en suivant un régime complètement végétarien, on bénéficie d'un corps fort, d'un esprit clair et d'une vie plus pure. »

Une alimentation végétarienne apporte-t-elle assez de protéines ? L'organisation Mondiale de la Santé recommande que 4,5 % des calories journalières proviennent des protéines. Dans le blé, 17% de ses calories proviennent des protéines, 45% dans les brocolis et 8% dans le riz. Avoir une alimentation riche en protéines sans manger de viande est très simple. Par ailleurs, on évite toutes les maladies causées par une alimentation trop riche en graisses (maladies du cœur, cancers…). Le végétarisme est vraiment un choix supérieur.

On a déjà prouvé la relation entre la consommation de viande ou d'aliments d'origine animale riches en graisses saturées et les maladies telles que maladies de cœur, cancer du sein, cancer du côlon et crise cardiaque. Un régime végétarien pauvre en graisses a souvent permis d'éviter, voire de guérir, des maladies telles que :calculs rénaux, cancer de la prostate, diabète,ulcères de l'estomac, calculs biliaires, irritation intestinale,arthrite, gingivite, acné, cancer du pancréas, cancer de l'estomac, hypoglycémie, constipation, diverticulose,hypertension, ostéoporose, cancer des ovaires,hémorroïdes, obésité et asthme.

À part la cigarette, il n'est rien de pire pour la santé que le fait de manger de la viande.

Écologie et environnement

L'élevage des animaux pour la consommation de viande a des conséquences désastreuses : destruction de la forêt équatoriale, réchauffement du globe, pollution des eaux,rareté de l'eau, désertification, mauvaise utilisation des sources d'énergie, faim dans le monde. Utiliser des terres,de l'eau, de l'énergie, des efforts humains pour la production de viande n'est pas une manière efficace d'exploiter les ressources de la Terre.

Depuis 1960, on a coupé et brûlé 25% des forêts d'Amérique centrale afin de créer des pâturages pour le bétail. D'après une estimation,100 grammes de hamburger provenant du bétail de ces bois,détruit 16,5 m2 de forêt tropicale. De plus,l'élevage est l'un des premiers responsables de la production de trois gaz qui provoquent le réchauffement de la terre ; il est la cause première de la pollution des eaux, et le volume vertigineux de 8 624 litres d'eau est nécessaire pour obtenir500 grammes de bœuf, alors que 100 litres d'eau suffisent pour produire une livre de tomates et environ 500 litres pour une livre de pain complet. Presque la moitié de la consommation d'eau des États-Unis est utilisée pour cultiver la nourriture bestiaux.

Si les ressources utilisées pour l'élevage servaient à cultiver des céréales pour nourrir la population mondiale, on pourrait nourrir beaucoup plus de monde. Un demi hectare d'avoine apporterait huit fois plus de protéines et vingt-cinq fois plus de calories, si cette avoine était destinée à l'homme plutôt qu'au bétail. Un demi hectare de brocolis apporte dix fois plus de protéines, de calories et deniacines que la même surface de terre destinée à la production de viande. Il existe beaucoup de statistiques de ce genre.On utiliserait plus efficacement les ressources mondiales si, sur la terre destinée à l'élevage, on moissonnait des récoltes pour la consommation humaine.

Le régime végétarien nous permet de marcher "d'un pas plus léger sur cette planète". En plus de vous apporter tout ce dont vous avez besoin et de réduire les excès, vous vous sentirez mieux à l'idée de ne pas tuer un être vivant à chaque repas.

La faim dans le monde

Près d'un milliard de personnes souffrent de la faim et de malnutrition sur cette planète. Plus de 40 millions meurent chaque année, et la plupart d'entre elles sont des enfants. En dépit de cela, plus d'un tiers des récoltes de céréales dans le monde est détourné de l'approvisionnement des hommes vers l'approvisionnement du bétail. Aux États-Unis, le bétail consomme 70% delà production totale de céréales. Si on nourrissait les hommes à la place du bétail, plus personne n'aurait faim.

La souffrance des animaux

Êtes-vous conscients du fait qu'aux États-Unis, plus de100 000 bœufs sont abattus tous les jours ?

En Occident, la plupart des animaux sont élevés dans des exploitations d'élevage industriel, dont le but est de produire,à un coût minimum, un maximum de bêtes destinées à l'abattoir. Ces animaux vivent les uns sur les autres, ils sont difformes et traités comme des machines à transformer la pâture en viande. Cette réalité, beaucoup d'entre nous ne l'ont jamais vue de leurs propres yeux. On dit que : « Une visite dans un abattoir vous rend végétarien à vie. »

D'après Léon Tolstoï : « Tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille. Le régime végétarien est une épreuve concluante d'humanitarisme. » Bien que nous soyons nombreux à ne pas excuser activement le fait de tuer, nous avons pris l'habitude, avec l'aide de la société, de manger régulièrement de la viande, sans avoir vraiment conscience de ce qui est fait aux animaux que nous mangeons.

La compagnie des Saints et des autres

Depuis le début de l'histoire, nous constatons que les légumes constituent la nourriture naturelle de l'homme. Tous les mythes hébraïques et ceux de la Grèce antique disent qu'à l'origine on mangeait des fruits. Les prêtres de L'ancienne Égypte ne mangeaient jamais de viande. Tous les grands philosophes grecs, parmi lesquels Platon, Diogène et Socrate préconisaient le végétarisme.

En Inde, le Bouddha Sâkyamuni insistait sur l'importance del'Ahimsa, principe selon lequel on ne doit faire de mal à aucune créature vivante. Il avertit Ses disciples de ne pas manger de viande, afin de ne pas terrifier d'autres êtres vivants. Bouddha fait les observations suivantes : « Manger de la viande n'est qu'une habitude que l'on a prise. Au début, nous ne naissons pas avec le désir d'en manger. » «Ceux qui mangent de la viande font mourir la graine de Grande Miséricorde qui est en nous. » « Ceux qui mangent de la viande se tuent et se mangent les uns les autres… Cette vie, je te mange, et la vie prochaine, c'est toi qui me manges… et ainsi de suite. Comment pourront-ils jamais sortir des trois royaumes (de l'illusion) ? »

Les premiers chrétiens, les premiers juifs et les premiers taoïstes étaient presque tous végétariens.Dans la Bible, on peut lire : « Et Dieu dit : "Je vous donne toutes les herbes portant semence, et tous les arbres ayant des fruits portant semence : ce sera votre nourriture. À toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, Je donne pour nourriture toute la verdure des plantes." » (Genèse 1, 29)D'autres exemples de la Bible interdisent de manger de la viande :« Vous ne mangerez pas la chair avec son âme,c'est-à-dire le sang. » (Genèse 9, 4) Dieu dit :« Qui vous a dit de tuer le bœuf et la chèvre pour m'en faire offrande ? Lavez-vous de ce sang innocent afin que je puisse entendre votre prière ; sinon, Je détournerai la tête car vos mains sont pleines de sang. Repentez-vous afin que je vous pardonne. » Saint Paul, l'un des disciples de Jésus, dit dans l'épître aux Romains : « I lest bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin… »(Épître aux Romains, 14, 21)

Les historiens viennent de découvrir des livres anciens qui nous éclairent sur la vie de Jésus et sur Son enseignement.Jésus a dit : « Ceux qui mangent la chair d'animaux deviennent leur propre tombeau. Je vous le dis honnêtement,l'homme qui tue sera tué. Celui qui tue un être vivant pour sa chair mange la chair d'un homme mort. »

Dans les religions indiennes, on évite aussi de manger de la viande. Il est dit : « On ne peut pas manger de viande sans tuer.Dieu ne bénira jamais celui qui tue des êtres sensibles.Alors, évitez la viande ! » (Précepte hindou)

Le Coran, Écriture sainte de l'Islam, interdit : « De manger des animaux morts, du sang et de la chair. »

Han San Tsu, grand Maître Zen chinois, s'est opposé fermement au fait de manger de la viande et a écrit : «Vous vous empressez d'acheter au marché de la viande et du poisson pour nourrir votre femme et vos enfants. Mais pourquoi ôter la vie de ces êtres pour maintenir la vôtre ? Ce n'est pas raisonnable. Cela ne vous donnera aucune affinité avec le Paradis mais fera de vous la lie de l'enfer ! »

De nombreux écrivains, artistes, scientifiques, philosophes et hommes célèbres étaient végétariens.Parmi les partisans enthousiastes du végétarisme : le Bouddha Sâkyamuni, Jésus-Christ, Virgile, Horace, Platon,Ovide, Pétrarque, Pythagore, Socrate, William Shakespeare,Voltaire, Sir Isaac Newton, Léonard de Vinci, Charles Darwin,Benjamin Franklin, Ralph Waldo Emerson, Henry David Thoreau,Émile Zola, Bertrand Russell, Richard Wagner, Percy ByssheShelley, H. G. Wells, Albert Einstein, Rabindranath Tagore, LéonTolstoï, Georges Bernard Shaw, le Mahatma Gandhi, AlbertSchweitzer, et plus récemment Paul Newman, Madonna, Lady Di,Lindsay Wagner, Paul Mac Cartney et Candice Bergen, pour n'en citer que quelques-uns.

Albert Einstein a dit : « Je pense que les transformations et leseffets purificateurs d'un régime végétarien sur l'homme sont très bénéfiques l'espèce humaine. Par conséquent, en choisis-sant le végétarisme, on sera à la fois heureux et paisible. »

Tel est le conseil que des sages et des personnalités importantes nous ont donné à travers l'histoire !

Maître Suprême Ching Hai répond aux questions

Question. Manger des animaux, c'est assurément tuer. Manger des végétaux, est-ce que ce n'est pas aussi supprimer la vie ?

Maître.

Quant aux fruits, il est encore moins utile d'en parler. Quand ils sont mûrs, ils dégagent un parfum, et par leurs couleurs vives,leur saveur sucrée, ils nous attirent pour que nous les mangions. C'est ainsi que les arbres fruitiers réalisent leur but qui est de répandre les graines. Si nous ne ramassons pas les fruits pour les manger, le fruit mûrit trop, tombe et pourrit sur le sol. Les graines, parce qu'elles sont privées de lumière par l'arbre lui-même, ne peuvent pas se développer. Aussi, manger des légumes et des fruits correspond à l'ordre naturel des choses et les plantes n'en ressentent aucune souffrance.

Q. La plupart des gens ont dans l'idée que les végétariens sont plutôt maigres et petits et ceuxqui mangent de la viande grands et robustes. Qu'en est-il en réalité ?

M. Les végétariens ne sont pas nécessairement maigres. Il suffit que leur nourriture soit équilibrée pour qu'ils soient aussi grands et forts que ceux qui mangent de la viande. Voyez les grands animaux : les éléphants, les hippopotames, les girafes, les bœufs, etc., se nourrissent de plantes et de fruits. Ils sont plus forts que les carnassiers, très doux et utiles à l'homme. Mais les animaux carnivores sont à la fois très cruels et d'aucune utilité. Les êtres humains qui mangent beaucoup d'animaux seront envahis par les instincts et les propriétés animales. Les mangeurs de viande ne sont pas nécessairement grands et forts, et en général leur espérance de vie est plus courte que la moyenne. Les Esquimaux se nourrissent essentiellement de viande,mais sont-ils grands et forts ? Vivent-ils longtemps ? Je pense que vous pouvez comprendre cela très clairement.

Q. Peut-on manger des œufs ?

M. Non, manger des œufs, c'est aussi tuer des êtres. Certains diront que les œufs que l'on trouve dans le commerce ne sont pas fécondés et qu'en manger, ne coûte pas de vie. Ce n'est correct qu'en apparence. Un œuf est non-fécondé seulement parce qu'on a empêché les circonstances de la fécondation. L'œuf ne peut donc pas remplir son dessein naturel de devenir poussin. Et il contient quand même la force de vie innée nécessaire à la croissance, même si celle-ci n'a pas eu lieu. Nous savons que les œufs ont une force de vie innée ; sinon, pourquoi les ovules seraient-ils le seul type de cellules qui puissent être fécondées ? On dit que les œufs contiennent des éléments nutritifs essentiels,des protéines et du phosphore, indispensables au corps humain.Mais on peut trouver des protéines dans le soja et de nombreux légumes contiennent du phosphore, comme les pommes de terre par exemple.

Nous savons que, des temps les plus reculés jusqu'à nos jours, bien des grands moines qui ne mangeaient ni viande, ni œufs, ont vécu fort longtemps. Par exemple, le moine Ying Guang ne prenait qu'un bol de légumes avec du riz à chaque repas et il a vécu pourtant jusqu'à quatre-vingts ans. Par ailleurs,les jaunes d'œufs contiennent beaucoup de cholestérol qui est la cause majeure des désordres cardiovasculaires, tueurs numéro un à Formose et en Amérique. Pas étonnant de voir que la plupart des malades sont des mangeurs d'œufs !

Q. Les porcs, les bovins, les volailles, etc., c'est nous qui les élevons, pourquoi ne pouvons-nous pas les manger ?

M. Et alors ? Les parents élèvent bien leurs enfants.Est-ce que cela donne aux parents le droit de manger leurs enfants?Tous les êtres ont le droit de vivre. Aucun homme n'a le droit d'ôter la vie d'un autre être. Si vous considérez la loi à Hong Kong, même le suicide est un crime. À plus forte raison s'il s'agit de la vie des autres.

Q. Les animaux, en fait, sont là pour servir de nourriture à l'homme. Si on ne les mangeait pas, est-ce qu'ils n'envahiraient pas la surface de la terre ?

M. Voilà encore un argument tout à fait absurde. Avant de tuer un animal, est-ce que vous lui demandez s'il accepte de se faire tuer pour que vous le mangiez ? Tout être vivant désire vivre et a peur de la mort. Nous n'avons pas envie d'être mangés par un tigre, alors pourquoi les animaux devraient-ils être mangés par les hommes ? L'homme n'est apparu sur terre que depuis quelques dizaines de milliers d'années. Avant lui, il existait maintes et maintes espèces animales. Est-ce qu'elles sur peuplaient la Terre ? Tout être est là pour maintenir l'équilibre écologique de la nature. Quand il n'y aura plus assez de nourriture et que l'espace sera limité,cela provoquera une forte diminution de la population. Ceci maintient la population à un juste niveau.

Q. Pourquoi faut-il que je sois végétarien ?

M. Je suis végétarienne parce que c'est le Dieu à l'intérieur de moi qui le veut. Vous comprenez ? Manger de la viande, c'est contre le principe universel de "ne pas vouloir se faire tuer". Nous-mêmes, nous ne voulons pas qu'on nous tue et nous ne voulons pas qu'on nous vole. Or, si nous faisons cela aux autres, alors nous agissons contre nous et cela nous fait souffrir. Tout ce que vous faites contre les autres vous fait souffrir. Vous ne pouvez pas vous mordre et il ne faut pas vous poignarder. De la même manière, il ne faut pas tuer, car c'est contre le principe de la vie, vous comprenez ? Comme ça nous fait souffrir, nous ne lefaisons pas. Ce n'est pas que nous nous imposons des restrictions, maisnotre vie s'étend à toutes formes de vie. Notre vie nesera plus limitée à ce corps, mais elle s'étendraà la vie des animaux et à celle de tous les êtres.Nous n'en serons que plus grands, plus nobles, plus heureux et sanslimites. D'accord ?…

Q. Pourriez-Vous parler du végétarisme et comment peut-ilcontribuer à la paix mondiale ?

M. Oui. Vous voyez, la plupart des guerres qui éclatent dans cemonde sont dues à des raisons économiques, c'est commeça. Les difficultés économiques d'un paysdeviennent plus aiguës quand il y a la faim, ou un manque denourriture, ou que la nourriture n'est pas équitablementdistribuée entre les pays. Si vous preniez le temps de lire desrevues et de rechercher la vérité sur le régimevégétarien, vous le sauriez très bien.Élever des troupeaux et des animaux pour la viande a conduitnotre économie à la banqueroute, à touségards. Cela a provoqué la faim dans le monde, au moinsdans les pays du Tiers-Monde.

Ce n'est pas moi qui le dis. C'est un Américain qui a fait cesrecherches et publié un livre là-dessus. Vous pouvezaller dans une librairie et lire les recherches sur levégétarisme et la production alimentaire. Lisez "Senourrir sans faire souffrir" ("Diet For a New America"), de JohnRobbins. C'est une célébrité de la crèmeglacée, un millionnaire, qui a tout abandonné pourêtre végétarien et écrire un livre sur levégétarisme, contre la tradition de sa famille et de sesaffaires. Il a perdu beaucoup d'argent et de prestige, mais il l'a faitpour la Vérité. Ce livre est excellent. Il existebeaucoup d'autres livres et de revues qui vous donneront de nombreusesinformations sur le végétarisme et comment il peutcontribuer à la paix mondiale.

Vous voyez, nous avons détruit nos ressources alimentaires pournourrir le bétail. Savez-vous combien de protéines, demédicaments, d'eau, d'énergie, de voitures, de camions,de routes et combien de centaines de milliers d'hectares ontété perdus avant qu'une vache puisse servir de repas ?Vous comprenez ? Toutes ces choses pourraient êtredistribuées équitablement aux payssous-développés et nous pourrions résoudre leproblème de la faim. À l'heure actuelle, lorsqu'un pays abesoin de nourriture, il va probablement envahir un autre pays poursauver sa population. À long terme, cela a provoqué demauvaises causes et rétributions. Vous comprenez ?

« Ce que l'homme aura semé, il le moissonnera aussi.» Si nous tuons quelqu'un pour nous nourrir, nous seronstués plus tard pour de la nourriture, sous une autre forme, enune autre existence. C'est dommage, nous sommes si intelligents, sicivilisés. La plupart d'entre nous ne connaissent pas la causede la souffrance de leurs voisins. C'est à cause de notrepalais, de notre estomac, de notre goût.

Afin de nourrir un seul corps, nous tuons tant d'êtres et faisonsmourir de faim tant d'êtres humains. Sans même parler desanimaux. Vous comprenez ? Alors cette culpabilité, consciemmentet inconsciemment, va peser sur nos consciences. Cela nous faitsouffrir du cancer, de la tuberculose et d'autres maladies incurablescomme le Sida. Demandez-vous pourquoi votre pays, l'Amérique,est celui qui souffre le plus. Il détient le taux de cancer leplus élevé au monde. C'est parce que lesAméricains mangent beaucoup de bœuf. Ils mangent plus de viandequ'aucun autre pays. Demandez-vous pourquoi les Chinois ou les payscommunistes n'ont pas un taux de cancer aussi élevé.C'est parce qu'ils n'ont pas autant de viande. Vous comprenez ? C'estce que les chercheurs disent, pas moi. D'accord ? Ne me le reprochezpas.

Q. Quels sont les avantages spirituels d'êtrevégétarien ?

M. Je suis heureuse que vous me posiez la question de ce point de vue,parce que cela montre votre attention ou que vous ne vouspréoccupez que des bienfaits spirituels. La plupart des gens sesoucient de leur santé, de leur alimentation et de leurapparence quand ils posent des questions sur levégétarisme. Le côté spirituel duvégétarisme c'est qu'il est propre et non-violent.

« Tu ne tueras point. » Quand Dieu nous dit cela, Ielle nedit pas : « Ne tuez pas d'êtres humains », Ielle dit: « Ne tuez aucun être. » N'a-t-Ielle pas ditqu'Ielle a créé les animaux pour nous tenir compagnie,pour nous aider ? N'a-t-Ielle pas mis les animaux sous notre protection? Ielle dit : « Prenez soin d'eux, régnez sur eux. »Lorsque vous gouvernez vos sujets, les tuez-vous pour les manger ?(Rires.) Alors, vous devenez un roi sans personne autour ? (Rires.)Vous comprenez maintenant que si Dieu a dit cela, il faut le faire. Iln'est pas nécessaire de mettre Sa parole en doute. Ielle aparlé très clairement. Mais qui comprend Dieu mieux queDieu ?

Il vous faut donc devenir Dieu pour comprendre Dieu. Je vous inviteà être comme Dieu de nouveau, à êtrevous-mêmes, à n'être personne d'autre.Méditer sur Dieu ne veut pas dire que vous vénérezDieu, cela veut dire que vous devenez Dieu. Vous ne comprenez que Dieuet vous ne faites qu'un avec Ellui. Jésus n'a-t-Il pas dit :« Mon père et moi sommes un. » S'Il a dit que Sonpère et Lui sont Un, Son père et nous-mêmes pouvonsaussi être un, car nous sommes les enfants de Dieu. EtJésus a dit que ce qu'Il fait, nous pouvons le faire aussi etmême mieux. Si bien que nous pouvons être meilleurs queDieu, qui sait ?

Pourquoi vénérer Dieu quand nous ne savons rien de Dieu ?Pourquoi avoir une foi aveugle ? Nous devons d'abord savoir ce que nousvénérons, de même qu'il nous faut connaîtrela fille que nous allons épouser avant de l'épouser. Denos jours, on ne se marie pas avant de bien se connaître. Alorspourquoi devrions-nous vénérer Dieu d'une foi aveugle?Nous avons le droit d'exiger que Dieu apparaisse devant nous, qu'IelleSe fasse connaître de nous. Nous avons le droit de choisir quelDieu nous voulons suivre.

Vous voyez bien que, d'après la Bible, il est clair que nousdevrions être végétariens. Pour toute raison desanté, nous devrions être végétariens. Pourtoute raison scientifique, nous devrions êtrevégétariens. Pour toute raison économique, nousdevrions être végétariens. Pour toute raison decompassion, nous devrions être végétariens. Demême, pour sauver le monde, nous devrions êtrevégétariens.

Il a été dit dans certains travaux de recherche que siles gens, en Occident, aux États-Unis, mangeaientvégétarien ne serait-ce qu'une fois par semaine, nouspourrions sauver seize millions d'affamés chaque année.Alors, soyez des héros, soyez végétariens. (Riresininterrompus.) Pour toutes ces raisons, même si vous ne mesuivez pas ou que vous ne pratiquez pas la même méthode,s'il vous plaît soyez végétariens, pourvous-mêmes et pour le monde.

Q. Si tout le monde mangeait des végétaux, cela nepro-voquerait-il pas un risque de pénurie ?

M. Mais non. Le nombre d'êtres humains qui peuvent êtrenourris sur une surface cultivée de céréales estquatorze fois plus élevé que le nombre d'êtreshumains nourris par le bétail auquel on donne le fourragecultivé sur la même surface. Un are cultivé peutfournir 800 000 calories ; tandis que si l'on utilise ces cultures pournourrir du bétail, celui-ci ne fournira que 200 000 calories.600 000 calories sont ainsi perdues. Il est donc économiquementplus rentable de manger des légumes que de la viande.

Q. Un végétarien peut-il manger du poisson ?

M. Vous pouvez manger du poisson si vous voulez. Mais si vous voulezêtre végétarien, le poisson n'est pas unlégume !

Q. On dit souvent qu'il est important d'avoir bon cœur, mais qu'iln'est pas nécessaire d'être végétarien.

M. Quand on a vraiment bon cœur, pourquoi manger la chair desêtres vivants ? En voyant à quel point ils souffrent, onne devrait pas avoir envie de les manger. Manger de la viande vaà l'encontre de la compassion, alors comment une personne au boncœur pourrait-elle faire cela ?

Un jour, le maître Lien Ch'ih a dit : « Massacrer un corpset avaler sa chair. Dans le monde, il n'y a pas homme plus cruel, plusmalveillant, plus atroce et démoniaque. Comment peut-ilprétendre avoir bon cœur ? »

Mencius dit aussi : « Quand on le voit vivre, on ne supporte pasde le voir mort, quand on l'a entendu appeler, on ne supporte pas demanger sa chair. Voilà pourquoi un homme de bien n'entre pasdans la cuisine. »

Les hommes ont une intelligence supérieure à celle desanimaux, ils peuvent employer toutes sortes d'armes contre lesquellesles animaux ne peuvent pas lutter. Ainsi, ils meurent dans la haine.L'homme qui fait cela, qui terrorise des créatures petites etfaibles, ne mérite pas d'être qualifié de"gentleman". Les animaux, au moment où on les tue,éprouvent de la peur, de la colère, du ressentiment. Cessentiments mauvais poussent leur organisme à émettre dessubstances toxiques qui demeurent dans leur chair. Ceux qui la mangenten subissent les effets. En outre, la fréquence de vibration desanimaux, qui est plutôt basse, affecte notre propre vibration etexerce ainsi une influence néfaste pour le développementde notre conscience.

Q. Peut-on manger les légumes qui accompagnent la viande ?

M. Non. Par exemple, si on plonge des aliments dans du poison et qu'onles mange, est-ce qu'on ne sera pas empoisonné ? Dans le soutradu Nirvana, Kashyapa demande à Sâkyamuni : « Si, enmendiant sa nourriture, on nous donne des alimentsmélangés à de la viande, peut-on manger cettenourriture ? Comment les laver ? » Le Bouddha a répondu :« Il faut les laver avec de l'eau, les séparer de laviande avant de les manger. »

À partir de ce dialogue, on peut donc voir qu'on ne peutmême pas manger les légumes qui sontmélangés à de la viande si on ne les lave pasà l'eau, à plus forte raison la viande. En mêmetemps, on voit sans peine que Sâkyamuni et Ses disciplesétaient végétariens. Certains calomnientSâkyamuni en disant qu'Il acceptait ce qui se présentaitet que, si on Lui donnait de la viande, Il la mangeait. C'est toutsimplement absurde. C'est aussi ne pas avoir lu les Écritures oune pas les comprendre.

En Inde, plus de 90% de la population est végétarienne.Quand ils voient des moines mendier, tous savent qu'il faut leur donnerde la nourriture végétale, d'autant plus que la plupartn'ont pas de viande à donner, de toute façon !

Q. J'ai entendu un autre maître dire que Bouddha aété pris d'un malaise après avoir mangé unpied de porc. Est-ce vrai ? Est-ce que cette anecdote estrelatée dans les soutras ?

M. Sûrement pas. Bouddha est mort après avoir mangéun champignon. Ce champignon, traduit littéralement de la languedes brahmanes, s'appelle "pied de porc". Mais ce pied de porc n'est pasun véritable pied de porc. C'est comme ces fruits qu'on appelle"œil de dragon". Beaucoup de choses n'ont pas un nom de légumemais sont en réalité de la nourriturevégétarienne, comme "l'œil de dragon". Le nom de cechampignon, dans le langage des brahmanes, est "pied de cochon" ou"délice de cochon". Il a un rapport avec le cochon. Cechampignon, dans l'Inde ancienne, était très difficileà trouver, très rare. C'était un platraffiné. Aussi des gens pieux en ont-ils offert àSâkyamuni. Ce n'est pas en surface qu'on peut voir ce genre dechampignon. Il pousse sous la terre. Pour le trouver, il faut y alleravec l'aide d'un vieux cochon qui aime énormément cegenre de champignon. Les cochons les détectent à l'odeur,et quand ils en découvrent un, ils creusent la terre avec leurspattes pour le manger. Aussi les Hindous ont-ils appelé cechampignon le "délice de cochon" ou le "pied de cochon". Si onne fait pas attention en traduisant et si on ne comprend pas bienà quoi il est fait allusion, on provoque des malentendus. Onfait de Sâkyamuni un bouddha "sauvage" qui mangeait de la viande.C'est là quelque chose de très regrettable.

Q. Certains prétendent qu'acheter de la viande tuée parle boucher n'est pas violer l'interdiction de tuer. Est-ce que c'estvrai ?

M. C'est une grave erreur. Ce qu'il faut savoir, c'est que s'il y a desbouchers, c'est parce qu'il y a des mangeurs de viande. Dans le soutraLankavatara, le Bouddha dit : « Si personne ne mangeait deviande, on ne tuerait pas. Ainsi, manger de la viande et tuer desêtres, c'est le même péché. » Parce quenous avons tué tant d'êtres vivants, nous subissons descatastrophes naturelles, et d'autres désastrescréés par l'homme.

Q. Certains disent que les végétaux ont beau ne pascontenir d'urée ou d'urokinase pour l'homme, ils contiennent desproduits chimiques agricoles qui sont nuisibles à lasanté. Est-ce vrai ?

M. Si des agriculteurs utilisent des pesticides et d'autres produitschimiques hautement toxiques comme le DDT sur les récoltes, celapeut entraîner le cancer, la stérilité et desmaladies du foie. Les produits toxiques tels que le DDT se diffusentdans les matières grasses, et se concentrent dans les graissesanimales. En mangeant cette viande, on absorbe en même temps tousces pesticides accumulés en forte concentration dans lesgraisses, ainsi que d'autres substances toxiques que l'animal aabsorbées pendant les quinze mois que dure sa croissance avantqu'il ne soit consommable. Ces accumulations peuvent êtrejusqu'à treize fois supérieures à celles que l'ontrouve dans les fruits, les légumes ou les graines. Lespesticides pulvérisés sur les fruits peuvent êtrelavés, mais pas ceux qui sont contenus dans les graissesanimales. Ce processus d'accumulation provient de l'effet cumulatif deces produits chimiques. C'est pourquoi, de toute la chaînealimentaire, ce sont les consommateurs, qui se trouvent en haut del'échelle, qui subissent le plus grand préjudice.

Une expérience menée par l'université de l'Iowa amontré que la majorité des pesticidesdécelés dans le corps humain provenaient de l'absorptionde viande. Les chercheurs se sont aperçus que l'organisme desvégétariens contenait moins de la moitié desproduits chimiques agricoles retrouvés dans le corps desmangeurs de viande. En fait, les substances toxiques contenues dans laviande ne s'arrêtent pas là. Pendant l'élevage, ondonne souvent aux animaux des substances chimiques pour les fairegrandir plus vite, pour modifier la couleur, la saveur, la consistancede la viande ou bien encore sa conservation, etc. Par exemple, lesconservateurs produits à partir de nitrates sontextrêmement toxiques. Le New York Times du 18 juillet 1971 apublié un article où il est écrit : « Lesgrands dangers cachés pour la santé des consommateurs, cesont ces polluants invisibles, tels que bactéries dans lesaumon, résidus de pesticides, conservateurs, hormones,antibiotiques et autres additifs chimiques. » Par ailleurs, destraces de vaccins injectés aux animaux peuvent subsister dansleur chair. En revanche, les protéines provenant des fruits, desnoisettes, du maïs, du lait et des haricots secs, sont beaucoupplus pures que celles provenant de la viande qui renferment 56%d'impuretés insolubles dans l'eau. La recherche montre que cesadditifs créés par l'homme peuvent provoquer des cancers,d'autres maladies ou même des malformations du fœtus. Il sembledonc approprié que les femmes enceintes adoptent un purrégime végétarien, afin de préserver lasanté physique et spirituelle du fœtus. En buvant beaucoup delait, vous absorbez suffisamment de calcium ; en mangeant des haricotssecs, vous avez les protéines, et en consommant des fruits etdes légumes, vous obtenez vitamines et sels minéraux.


Extrait des "Larmes silencieuses"
~ par Le Maître Suprême Ching Hai ~


Extrait de La Clé de l'illumination Immédiate

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Added 24/4/2011

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